9 erreurs à éviter absolument pour réussir vos campagnes Google Ads

Esseye Kassi
9 erreurs à éviter absolument pour réussir vos campagnes Google Ads

Partager sur :

Vous souhaitez lancer une campagne Google Ads pour générer un trafic qualifié ou augmenter vos conversions, mais vous ne savez pas par où commencer. La configuration des campagnes peut sembler complexe, et pour cause : une mauvaise paramétrisation peut lourdement impacter vos performances et votre retour sur investissement.

Dans cet article, nous allons passer en revue les neuf erreurs les plus fréquentes à éviter pour réussir vos campagnes Google Ads. Que vous soyez débutant ou utilisateur expérimenté, ces conseils pratiques vous aideront à optimiser vos campagnes, maximiser vos résultats et éviter des pertes coûteuses.

1. Ne pas définir clairement vos objectifs

La définition des objectifs doit être la première étape avant de lancer vos campagnes SEA. Chaque campagne doit répondre à un objectif spécifique et mesurable, par exemple :

  • Génération de nouveaux clients, pour élargir votre base et attirer des prospects qualifiés,
  • Atteinte d’un coût par acquisition (CPA) ou d’un retour sur investissement publicitaire (ROAS) cible, pour contrôler la rentabilité,
  • Génération de trafic qualifié, afin d’alimenter vos funnels marketing et d’optimiser la conversion sur votre site.

Une absence d’objectifs clairs conduit souvent à des campagnes dispersées et à des résultats difficiles à interpréter.

Le choix de la stratégie d’enchères est étroitement lié à vos objectifs. Il s’agit de déterminer comment Google doit optimiser vos enchères pour vos mots-clés, selon le résultat souhaité.
Une stratégie mal alignée sur vos objectifs peut limiter vos performances, générer du trafic peu qualifié ou augmenter inutilement vos coûts.

Mon conseil : réalisez des tests A/B des stratégies d’enchères pour identifier celle qui répond le mieux à vos objectifs. Attention également à ne pas fixer des ROAS ou CPA trop ambitieux dès le départ, car cela peut restreindre le potentiel de vos campagnes et limiter la capacité de Google à optimiser efficacement.

2. Piloter vos campagnes à l’aveugle

Définir des objectifs, c’est indispensable. Les piloter réellement, c’est vital. Trop d’annonceurs se limitent encore à des indicateurs de surface : clics, impressions, CTR… puis espèrent que les utilisateurs seront qualifiés. Mauvaise nouvelle : le volume ne garantit jamais la performance. Sans données fiables sur ce qui se passe après le clic, vos campagnes avancent à l’aveugle.

Un plan de marquage propre et un suivi des conversions rigoureux sont indispensables à la santé de vos campagnes Google Ads. Que ce soit via Google Ads, Google Analytics ou GA4, le principe est simple : chaque action à valeur ajoutée (formulaire envoyé, achat, appel, inscription…) doit être mesurée. Importer vos conversions ou poser un tag Google Ads permet de piloter vos campagnes sur la performance réelle, et non sur de simples clics.

Un suivi de conversions bien configuré vous permet d’exploiter pleinement les stratégies d’enchères automatiques (CPA cible, ROAS cible, maximisation des conversions…). Ces stratégies s’appuient sur vos données pour optimiser les enchères en fonction de la probabilité réelle de conversion, et non sur de simples clics.

3. Minimiser l’impact de la structure de votre compte

Contrairement aux idées reçues, une structure ultra-granulaire n’est pas toujours synonyme de performance. Pour tirer pleinement parti du machine learning de Google, il est essentiel de simplifier la gestion de vos campagnes. Plus votre compte est fragmenté, plus les données sont dispersées. À l’inverse, une structure rationalisée permet à l’algorithme de collecter suffisamment de signaux pour ajuster les enchères de manière plus efficace et plus rapide.

La création d’une nouvelle campagne doit répondre à un besoin précis. Elle s’impose notamment lorsque :

  • le ciblage diffère (zone géographique, langue, audience spécifique),
  • vous travaillez le nom de marque, distinctement du générique,
  • vous activez plusieurs réseaux (Search, Display, Discover, etc.),
  • vous poursuivez un objectif marketing différent (notoriété, acquisition, rentabilité),
  • vous devez gérer des budgets séparés, par exemple par typologie de produits ou de services.

Dans ces cas-là, séparer les campagnes garantit une meilleure lisibilité et un pilotage plus fin.

À l’inverse, pour un simple ajout de mots-clés qui ne nécessite aucun des critères évoqués ci-dessus, inutile de complexifier votre compte. La création d’un nouveau groupe d’annonces au sein d’une campagne existante est souvent la meilleure option : vous conservez l’historique de performance, alimentez plus efficacement l’algorithme et gagnez en simplicité opérationnelle.

4. Sur-optimiser vos campagnes

L’optimisation est indispensable… l’hyper-optimisation peut devenir contre-productive. Apporter des modifications trop fréquentes ou trop importantes à vos campagnes empêche les algorithmes de Google de tester suffisamment de variables et de stabiliser leurs apprentissages. Résultat : des performances erratiques et des décisions prises sur des volumes de données insuffisants.

Chaque modification majeure relance une période d’apprentissage.
À retenir : une variation budgétaire de plus ou moins 20 % suffit à replonger la campagne dans cette phase, avec une possible baisse temporaire de performance. Multipliez ces ajustements, et vous maintenez vos campagnes dans un état d’instabilité permanente.

Mon conseil : posez-vous systématiquement la question de l’impact réel de la modification envisagée.

  • Si elle est stratégique (changement d’offre, de cible, de marge), agissez sans attendre. Votre business passe avant les recommandations standards de Google.
  • Si elle relève du peaufinage, regroupez vos actions et planifiez-les. Vous gagnerez en lisibilité, en stabilité… et en performance.

5. Mal gérer le choix et la correspondance des mots-clés

Le choix des mots-clés est un levier déterminant dans la réussite d’une campagne Google Ads. Multiplier les mots-clés avec un budget limité revient souvent à diluer vos investissements sur des requêtes peu pertinentes. L’approche la plus efficace consiste à prioriser les mots-clés à forte intention, en veillant à leur cohérence avec vos annonces et vos pages de destination. Cet alignement améliore vos scores de qualité, renforce les signaux envoyés à Google et favorise une diffusion plus rentable.

Le type de correspondance joue un rôle clé dans le niveau de contrôle que vous conservez sur vos campagnes. Au lancement, il est recommandé de privilégier la correspondance exacte et l’expression, qui permettent de mieux maîtriser les requêtes déclenchant vos annonces. Vous limitez ainsi les impressions inutiles et maximisez la pertinence du trafic généré.

Enfin, gardez en tête qu’un mot-clé sans impression peut être désactivé sans impact négatif après quelques mois d’analyse. N’hésitez donc pas à tester un spectre large de mots-clés pertinents, puis à faire le tri sur la base des données réelles. Cette approche progressive vous permet d’affiner votre stratégie sans brider le potentiel de vos campagnes dès le départ.

6. Ignorer les termes de recherche

Le rapport des termes de recherche est l’un des outils les plus puissants — et pourtant sous-exploités — de Google Ads. Son analyse régulière permet de contrôler précisément les requêtes réelles sur lesquelles vos annonces se déclenchent, et surtout d’exclure les recherches non pertinentes pour votre activité. Sans ce travail de fond, vos campagnes risquent de diffuser sur des intentions éloignées de votre cœur de business.

L’ajout de mots-clés négatifs réduit mécaniquement les impressions inutiles et améliore la pertinence globale de la diffusion.

Résultat :

  • un taux de clic (CTR) plus élevé,
  • une meilleure qualité de trafic,
  • et, par ricochet, une hausse des taux de conversion.

En envoyant des signaux plus précis à Google, vous optimisez également vos coûts par clic, qui ont tendance à diminuer à mesure que la qualité s’améliore.

Au-delà du nettoyage, le rapport des termes de recherche est aussi une mine d’or pour identifier de nouveaux mots-clés performants. Certaines requêtes convertissent très bien sans avoir été anticipées : les intégrer à votre stratégie vous permet d’élargir intelligemment votre couverture, sans sacrifier la rentabilité.

7. Ne pas personnaliser vos annonces

Le contenu de vos annonces doit permettre à l’utilisateur de comprendre, en un coup d’œil, si votre offre répond à son besoin.

Cela implique d’intégrer clairement :

  • vos mots-clés principaux,
  • des incitations à l’action explicites (CTA),
  • et vos avantages concurrentiels.

Une annonce floue ou générique génère des clics peu qualifiés… ou pire, aucun clic du tout.

Mon conseil : si vos annonces ressemblent trop à celles de vos concurrents, elles sont invisibles.
Vous devez y injecter les éléments qui font votre différenciation réelle : positionnement de marque, promesse forte, preuve sociale, bénéfices concrets liés à votre mix marketing. L’objectif n’est pas d’être “présent”, mais d’être choisi.

Côté configuration, Google Ads vous permet de prioriser les combinaisons de titres et de descriptions les plus performantes. Ce paramétrage aide l’algorithme à diffuser plus fréquemment les messages qui génèrent le plus d’engagement, tout en vous laissant la main sur les messages clés à valoriser.

Partez d’un principe clair : une annonce dont le taux de clic est inférieur à 3 % doit être retravaillée.
Ce seuil n’est pas une règle absolue, mais un excellent signal d’alerte pour identifier les annonces qui manquent d’impact ou de pertinence.

8. Négliger les extensions d’annonces

Les extensions d’annonces ne sont pas de simples options cosmétiques. Elles jouent un rôle clé dans la visibilité, la crédibilité et la performance de vos campagnes Google Ads. Plus vous activez de types d’extensions pertinents, plus vos annonces occupent d’espace dans les résultats de recherche, améliorant mécaniquement leur taux de clic et leur score de qualité. Elles vous permettent également de vous différencier et de fournir des informations complémentaires qui rassurent et orientent l’utilisateur.

Par défaut, il est fortement recommandé d’activer au minimum les extensions suivantes :

  • Liens annexes, pour diriger vers des pages stratégiques,
  • Accroches, afin de mettre en avant vos arguments clés (livraison, garanties, expertise…),
  • Extraits de site, pour structurer et valoriser votre offre,
  • Extensions d’image, qui renforcent l’impact visuel et la mémorisation de l’annonce.

Ces extensions constituent le socle minimum pour maximiser la diffusion et l’efficacité de vos annonces.

9. Rediriger vos annonces vers des pages peu pertinentes

Rappelez-vous une règle simple : Google vous facture à chaque clic. Dès qu’un utilisateur clique sur votre annonce, un coût est engagé pour votre entreprise. Si ce clic débouche sur une page de destination mal adaptée, confuse ou peu convaincante, l’impact sur vos performances peut être immédiat… et durable. Une mauvaise landing page ne fait pas seulement chuter vos conversions, elle dégrade l’ensemble de votre écosystème publicitaire.

Le taux de conversion et l’expérience sur la page de destination font partie intégrante du score de qualité Google Ads. Plus ce score est élevé, moins vous devez enchérir pour apparaître sur des positions équivalentes. À l’inverse, une page peu performante entraîne une hausse des coûts par clic et une perte de compétitivité face à vos concurrents.

Le choix de la page de destination est donc fondamental. Priorisez des pages :

  • clairement orientées conversion,
  • avec des call-to-action visibles et explicites,
  • des formulaires accessibles rapidement,
  • et surtout une cohérence parfaite entre le mot-clé, l’annonce et la landing page.

L’internaute doit suivre un parcours fluide et logique, sans rupture de message ni perte de repères.

L’A/B testing des pages de destination est un levier puissant pour améliorer vos performances. Comparer plusieurs versions sur un périmètre identique permet d’identifier les éléments qui génèrent réellement de la conversion et d’optimiser en continu, sans intuition approximative.

Mon conseil : mettez-vous littéralement à la place de vos prospects. Une fois vos campagnes actives, effectuez vous-même des recherches, cliquez sur vos annonces sur mobile et sur desktop, et analysez l’expérience vécue. Ce test coûte peu… mais il peut vous éviter des erreurs très coûteuses et valider que votre triptyque mots-clés – annonces – landing pages est parfaitement aligné.

Conclusion : la performance SEA se construit, elle ne s’improvise pas

La performance de vos campagnes SEA repose avant tout sur un paramétrage rigoureux et des objectifs clairement définis. Une structure de compte simple et cohérente, des mots-clés bien choisis, des annonces claires et différenciantes, ainsi que des pages de destination orientées conversion sont autant de leviers qui, combinés, font la différence. Chaque élément doit travailler de concert pour créer une expérience fluide et performante, aussi bien pour l’utilisateur que pour l’algorithme.

Google Ads est une formidable opportunité de croissance, à condition de l’aborder avec méthode, recul et discipline. Évitez les décisions précipitées, laissez le temps aux données de parler et adoptez une logique d’optimisation progressive. C’est dans cette approche structurée, guidée par la performance réelle et non par l’urgence, que vos campagnes deviendront de véritables moteurs de rentabilité durable.